Mlle Oui Oui Encore. «Le but, ce n’est pas tant de se retrouver nu, explique cette dernière. C’est d’abord un travail sur la posture, la démarche et la confiance en soi.»

Le strip démocratisé 

«On s’est retrouvé à faire presque la promotion de femmes de tous gabarits, formes et styles; c’est un de nos succès et une de mes plus grandes fierté, confie celle qui dirige le Blue Light Burlesque. Ce n’est pas un spectacle de top models. L’idée, c’est plutôt the girl next door, mais avec du talent. Il y a des femmes grosses, des maigres, avec des petits seins, des gros seins… C’est ce qui touche le public, parce qu’on est tellement bombardé de perfection, de silicone aujourd’hui. Après le spectacle, le monde était tellement enthousiaste que j’ai commencé à avoir des demandes pour des cours.»

«Le but, ce n’est pas tant de se retrouver nu, c’est d’abord un travail sur la posture, la démarche et la confiance en soi, dit celle qui se réclame davantage des effeuilleuses à la fausse pudeur des années 40-50, telle Marilyn Monroe. Je suis inspirée par le strip-tease de l’époque où il y avait de la censure.» La chose est toujours abordée avec humour et respecte le rythme de chacune de ses «élèves». C’est pourquoi Mlle Oui Oui s’identifie moins au courant de strip-aérobie, qui fait rage aussi dans la ville. Elle promet tout de même à ses effeuilleuses en herbe une courte chorégraphie au bout des six heures de cours, qui a un effet boeuf sur l’ego — et l’alter ego, chum, mari ou conjoint.

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Journal Métro : L’art de l’effeuillage 101

burlesque
Mlle Oui Oui Encore, fondatrice de la troupe de danse burlesque Blue Light Burlesque et professeure d’effeuillage burlesque, propose pour sa part une approche plus théâtrale du strip-tease. «Dans les cours d’effeuillage burlesque, on laisse beaucoup de place à la créativité de la personne, à ses fantasmes, à sa personnalité», dit-elle.

Dans ses cours de groupe qui comptent 10 participantes maximum, elle ac­cueille «des femmes de 18 à 60 ans, de 90 à 250 livres, des étudiantes, des avocates, des policières». Il n’y a aucun prérequis pour suivre ses cours d’effeuillage burlesque, «il suffit d’avoir le goût de le faire», souligne-t-elle. «C’est certain qu’au premier cours, toutes les filles sont un peu gênées, mais 
personne ne se déshabille dès la première fois, assure Mlle Oui Oui Encore. Rien qu’en enlevant un boa et une paire de gants, c’est fou ce qu’on peut être sexy! Dès le deuxième cours cependant, les filles commencent à se dégêner!»